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Justine Huette, Wedding-Planner en Région Parisienne

Photo credit : Celine Chan Photographie

Dans cette série d’interviewes, j’aime partager avec vous les parcours et les rêves de ces wedding-planners qui ont fait le choix de se venir suivre une ou plusieurs formations chez nous

Justine Huette, de l’agence éponyme :

« De nature joyeuse, généreuse, et optimiste, je vis à 200 à l’heure en conjuguant une vie professionnelle exaltante et une vie de maman épanouissante. Pleine d’énergie et de bienveillance, j’accompagne chaque couple avec sensibilité, écoute et attention afin de leur permettre de savourer chaque instant pour qu’ils ne se sentent pas submergés par leurs préparatifs de mariage en plus de leur gestion du quotidien.« 

1. | C’était il y a quelques jours seulement, le 4 février exactement, tu fêtais sur tes réseaux le 7 ème anniversaire de ton agence.Qu’est-ce que cela représente pour toi ce chiffre 7 dans ton parcours d’entrepreneuse ?

Le nombre de nains dans Blanche Neige ou de péchés capitaux ? ahah plus sérieusement ce chiffre 7 représente des années d’investissements, de persévérance, de remise en question, de travail acharné et de fierté.

Nous n’avons pas choisi les métiers les plus simples toi et moi, et si je regarde en arrière je peux dire qu’enfin, après ces 7 années, je me sens légitime, accomplie et en total alignement avec qui je suis : femme, mère et cheffe d’entreprise.

2. | Peux-tu éclairer nos lecteurs sur le nom de ton agence, des services que tu proposes et où est-ce que tu es localisée ?

À l’époque de nombreuses wedding-planners inventaient des noms d’agence « tendance » qui au final n’avaient à mon sens rien d’original ou était le fruit d’un effet de mode.

J’aime la simplicité et j’organise les mariages à ma façon avec mes process, mes outils, mes convictions, mes valeurs et ma personnalité.

J’ai donc fait le choix bien assumé de choisir Justine Huette. Simple, efficace et pour le coup, c’était vraiment moi !

Aujourd’hui, je suis spécialisée dans l’organisation complète de mariages haut de gamme, intemporels, élégants et poétiques en Île-de-France.

3. | J’aime bien l’idée de pouvoir s’essayer à se résumer en 3 phrases. Exercice périlleux, mais que je trouve ludique et bien plus profond qu’il n’y parait. Alors cette question est pour toi : comment te résumerais-tu en 3 phrases ?

Ancienne fonctionnaire avec une vie bien paisible et toute planifiée à l’avance, j’ai décidé de sauter d’une falaise, de me construire un avion et d’y devenir la pilote.

Je suis aujourd’hui maman, cheffe d’entreprise, wedding-planner puis co-fondatrice et secrétaire générale du syndicat des wedding-planners de France.

J’adore rencontrer de nouvelles personnes, voyager, me challenger, être dans le contrôle; et je déteste l’hypocrisie, la frustration et le m’as-tu vu.

4. | Nous sommes rencontrées grâce à la pandémie en 2020. Oui, il y a des bons côtés à tout :) et je crois me souvenir qu’à tes tout-débuts, tu proposais plusieurs types de services dans ton agence.

Sais-tu nous dire lesquels ?

Effectivement je pensais qu’il fallait être sur tous les fronts et avoir plusieurs cordes à son arc et plaire à tout le monde.

Je proposais l’organisation complète, partielle, la coordination de mariage et la décoration ( pas taper ^^).

5. | Pourquoi as-tu décidé d’en arrêter pour la plus part?

J’ai décidé de stopper la décoration car c’était devenue une véritable contrainte, je cumulais 2 vrais jobs à part entière : celui de wedding-planner et celui de wedding-designer !

Ça devenait de plus en plus difficile et le temps commençait à me manquer.

Je ne pouvais plus être au four et au moulin en même temps, tout en restant motivée, passionnée et à 100% sur les 2 jobs.

J’ai arrêté de vendre des organisations partielles tout simplement car je n’étais pas suffisamment dans le contrôle.

Je déteste être frustrée, devoir me restreinte et me limiter à n’intervenir que sur une partie, et pas l’autre.

Mon travail n’était pas suffisamment qualitatif en travaillant de cette manière. Je n’avais pas la main sur tout.

En participant à ta formation « Signature », j’ai compris qu’il était primordial de se spécialiser et d’être en phase avec ce que l’on vend.

En arrêtant tout cela, j’ai pu mettre à profit du temps pour m’améliorer, me former, revoir mon process clients, ma méthodologie de projets et proposer une véritable expérience client.

6. | Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton métier aujourd’hui ?

Mon top 3 :

1- La créativité : Imaginer des projets différents en adéquation avec les personnalités et envies des clients

2- Monter une dream team pour permettre que le mariage de chaque client soit exceptionnel

3- Etre sur le terrain le jour J et voir l’accomplissement de notre travail.

7. | Du coup.. oui, forcément ! Sans grosse surprise, j’ai envie de te poser la question inverse, la question opposée :

=> qu’est-ce que tu détestes le plus dans ton métier. j’ai bien dit « métier », pas « dans ta vie entrepreneuriale ».

La relance ! Je déteste relancer les mariés, relancer les prestataires pour avoir une information, surtout quand cela m’empêche d’avancer.

8. | Aujourd’hui, à l’aube du lancement de ta saison, qu’est-ce qui te rend le plus impatiente?

L’adrénaline des jours J., la collaboration avec des nouveaux prestataires et la satisfaction d’avoir vu aboutir de nouveaux projets de mariage.

De voir mes clients heureux de l’accompagnement que je leur ai apporté.

9. | Parlons ensemble de tes clients. Tu as opéré une réorientation de ton image, tu assumes désormais une signature forte, et j’ai adoré que tu participes à la Masterclass Signature (en 2021) justement car tu es un bel exemple de révélation à mes yeux. Donc virage, repositionnement et assumer sont tes nouveaux maitres-mots. Est-ce que tu as déjà senti du renouveau dans ta clientèle ?

Ouiiiiiii ! Et je t’en suis extrêmement reconnaissante. Cette formation a été révélatrice !

Ma clientèle n’est plus la même. Désormais, elle donne énormément d’importance à l’esthétisme du mariage, aux détails et ça j’adore !

Mes nouveaux clients sont ravis de mon process, de mes outils que j’ai perfectionnés juste après cette formation.

En montant en gamme mon process de travail, en changeant mon positionnement et en me spécialisant, j’attire désormais une clientèle plus exigeante mais plus réactive, plus efficace dans les prises de décision malgré leur manque de temps considérable pour l’organisation de leur mariage. Ils savent ce qu’ils veulent, c’est plus fluide, ça va donc plus vite et tu me connais : j’adore ça !

10. | Quel est l’équilibre #dreamgoal en terme de nombres de mariages que tu réalises sur une saison ?

8 à 10 mariages dans la saison, entrecoupés de week-ends de repos, dans la mesure du possible.

11. | Je sais – je l’ai appris en te fréquentant – que tu détestes refaire deux fois la même chose. Faire et refaire, c’est vraiment pas ton truc. En même temps, qui adores çà ?Mais alors qu’on parle de flexibilité, de laisser le choix aux clients etc etc, comment gères-tu tes clients justement lorsqu’ils changent d’avis / as-tu un process spécifique lorsque vient le moment de faire valider un devis à tes clients par exemple?

Hi hi tu me connais bien effectivement : je déteste perdre mon temps !

Une découverte client très approfondie et un cadre bien établi et très clair dès le début sur ma manière de travailler aident beaucoup.

Mieux cerner les demandes, les attentes, mieux écouter les clients pour répondre parfaitement à leurs besoins me permet de viser juste à chaque fois.

Le changement d’avis reste humain et je le traite avec bienveillance et pédagogie avec mes clients lorsque cela arrive.

Je fais preuve de flexibilité, je m’adapte autant que possible mais je leur explique les conséquences pour le prestataire en question lorsque le contrat a déjà été signé ou une option posée. 

Je repose le cadre et on repart sur de bonnes bases et généralement tout se passe bien.

12. | Revenons sur ta vie d’avant. J’adore ces partages d’expérience, de chemin de vie car c’est ce qui est le plus motivant quand on apprend à découvrir une personne. Dans le post où tu célébrais les 7 ans de ton agence, tu expliquais que tu étais fonctionnaire territoriale avant d’embrasser une vie de bohème et pleine de risques : celle d’entrepreneur. As-tu eu un déclic un matin où tu t’es dis « marre de cette vie », ou bien c’était quelque chose de latent et tu as fait le grand saut un beau matin ?

Non pas de déclic, pas de grande révélation. J’étais enceinte et j’apprenais que le service dans lequel je travaillais depuis 5 ans allait fermer ses portes.

Bref j’étais privée d’emploi, et même si j’avais un salaire qui arrivait chaque mois, je devais faire mon possible pour retrouver du travail dans la même branche. Franchement, c’était une chose qui ne me bottait pas franchement.

En parallèle, l’une de mes meilleures amies s’est mariée à ce moment là.

Tout naturellement, je l’ai aidé à organiser son mariage, à imaginer sa scénographie, à l’aider à coordonner le jour J. Pour moi c’était normal : j’étais son témoin et je le faisais de bon coeur.

Quelques mois plus tard, toujours en recherche d’emploi en CDI dans la FPT, (Fonction Publique Territoriale) et en pleine réflexion pour savoir quelle reconversion non risquée j’allais bien pouvoir entreprendre, mon amie me dit :  » Je sais pour quoi tu es faite, il faut juste que tu ouvres les yeux et que tu ai confiance en toi, crée ton agence événementielle ».

Des mois plus tard, le centre de gestion de la FPT me propose des jobs sans intérêt, mal payés, bourrés de contraintes. Cela me permet de réfléchir sérieusement : je ne voulais pas rester fonctionnaire.

Je commençais à voir des opportunités et des avantages là ou beaucoup voyaient des problèmes et des contraintes dans une vie professionnelle moins stable, moins sécurisée mais plus épanouissante.

Déterminée à entreprendre quelque chose, à prouver aux autres et à moi même que j’en étais capable tout en ayant une envie de liberté et de souplesse dans mon quotidien de maman, l’idée de mon amie a commencé à bien s’ancrer dans ma tête.

J’avais besoin d’entreprendre, d’être fière de moi, de donner un sens, d’avoir des ambitions et de me lever chaque matin sans rechigner mais tout ça sans prendre de risque financier pour ma famille.

J’ai donc fait le nécessaire pour être bien entourée et créer mon entreprise.

Pour une sécurité financière et parce que j’étais contrainte de respecter le cadre de la FPT j’ai du reprendre un emploi à temps plein à coté en parallèle, puis réussi obtenir un mi-temps jusqu’au jour ou j’ai décidé de prendre une disponibilité qu’ils ne pouvaient plus me refuser.

J’ai donc fait le choix d’y aller par étape pour ne pas mettre en péril ma famille dans le cas où je n’atteignais pas mes objectifs.

Ce fut une longue bataille et un projet professionnel bien réfléchi qui a pris du temps à se mettre en place.

13. | Qu’est-ce que tu referais différemment « si tu avais su »

Aller à la Muriel Saldalamacchia Academy© bien plus tôt et dès le début de ma reconversion.

À l’époque, aucune formation ne m’avait convaincue. Aussi, j’avais fait le choix de me débrouiller seule, de partir à zéro pour le wedding-planning.

Je sais que j’aurai pu aller plus vite si des formations pertinentes comme les tiennes existaient il y a 7 ans. (NDLR : elles existent depuis 2011 ^^).

Enfin, si je l’avais su plus tôt, je me serais spécialisée dès le début et j’aurais eu un autre positionnement. 

Ce fut une longue bataille et un projet professionnel bien réfléchi qui a pris du temps à se mettre en place.

14. | Qu’est-ce que tu referais exactement de la même manière 7 ans en arrière ?

De n’écouter que moi sans prendre l’avis des autres en compte #foncerTêteBaissée.

15. | Qu’est-ce que tu dirais à la Justine de 2013 le jour où elle s’est levée le matin de l’enregistrement de son entreprise ?

Je lui dirais fais toi confiance, va au bout, ne doute pas même si tu traverses des moments de doute, la vie d’entrepreneur n’est pas simple mais elle mérite d’être vécue et te fera grandir.

Et enfin, je la mettrai en garde sur la conciliation vie pro/privée qui n’est pas si simple que l’on croit. Impose-toi un cadre horaire de travail et respecte-le dans la mesure du possible.

Savoir garder du temps pour soi et lâcher prise : ça fait du bien et tu en as le droit.

16. | Dernière Question : tu es Secrétaire Générale du Syndicat des Wedding-Planners de France.

Peux-tu nous expliquer les raisons de ton engagement syndical ?

Le métier est très mal connu et n’est pas reconnu à sa juste valeur en France.

En créant mon entreprise j’ai été confrontée à bon nombre de difficultés : immatriculation, RC pro… Personne ne savait où me mettre, je ne rentrais dans aucune case.

Ce n’est pas facile de se confronter à tout cela, seule, sans formation et sans appartenir à un réseau d’entraide spécialisée. ( Je me souviendrai toujours le jour où je me suis faite claquer la porte au nez par une Association de Wedding-Planners à l’époque car je débutais).

Avec le Syndicat j’ai eu envie d’oeuvrer pour le métier, de le faire reconnaître à sa juste valeur en mettant en place des actions indispensables pour l’avenir de la profession.

J’ai eu envie d’ouvrir les portes, qu’on m’avait fermées à l’époque, d’informer et soutenir les Wedding-Planners pour qu’elles ne vivent plus les mêmes débuts que moi.

Retrouvez tout l’univers de Justine au travers de son travail via son site web  et ses publications sur les réseaux sociaux.

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À propos de Muriel Saldalamacchia

DWP Congress

Muriel Saldalamacchia a été nommée « Industry Leader » à de nombreuses reprises à l’occasion de conférences et congrès internationaux dédiés à l’industrie du mariage auxquels elle a participé en tant que conférencière. 

Dans l’industrie du mariage depuis 2008, Muriel est wedding-planner spécialisée dans les mariages de Destination et vis avec son mari et leurs enfants entre France et Italie.

Au travers de ses conférences internationales (sur plus de 4 continents désormais), de son académie dédiée aux wedding-planners en activité et ce site de conseils, elle aide les entrepreneurs à vivre sereinement de leur passion en les faisant grandir, sur les voies de la passion, du travail, et de l’éthique professionnelle.

En plus des ses webinaires, masterclasses et workshops, vous pouvez désormais également retrouver tout le savoir-faire de Muriel Saldalamacchia dans ses formations en ligne « E-Learning », où vous pouvez apprendre en toute autonomie. 

Tout nouveau – Muriel ne s’arrête jamais – Vous pouvez vivre au plus près de Muriel grâce aux Memberships Growth Smart, Happy Few et Selective. Une véritable révolution dans le monde de la formation des wedding-planners ! 

En 2020, Muriel a vu son premier livre publié « La Méthode Anti-Ghosting » et c’est en 2021, qu’elle a vu sa version traduite en américain être publiée à son tour. Passez par la section livre de ce site et procurez-vous vite un exemplaire de cette mine d’informations 

 ©Photo DWP Congress Dubaï-Rhodes

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